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chirurgie esthetique et Rajeunissement de la main

CHIRURGIE ESTHÉTIQUE DES MEMBRES SUPÉRIEURS

Par le Docteur Vladimir MITZ membre de l’académie de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique

Rajeunissement de la main

INTRODUCTION

Demande actuellement en forte croissance,le rajeunissement des mains vieillies fait appel à de multiples techniques !

Pour épaissir les téguments amincis,Personnellement,je suis tres en faveur des greffes de graisse autologue,donc prelevées sur la patiente elle-même.
J’ai publié mes résultats dans des congrès internationaux,et suivi mes patientes à moyen et long terme.Pour corriger les taches  brunes, let raitement par dermatologue compétent à  l’azote liquide me plait beaucoup.

 

Greffes dermograisseuses, lipofilling, lipostructure

 

J’en déduis que l’esthetique des mains  concerne de plus en plus de patientes,qui se font opérer    de liftings cervicofaciaux bien réussis,mais qui gardent des taches séniles sur le dos des mains ou présentent un amincissement exagéré de la peau dorsale : les tendons et les veines saillent sous une peau parcheminée !
Il faut doubler cette peau avec le « beurre » naturel qu’est la graisse  du ventre ou des flancs.
C’est un bon moyen écologique de corriger cette érosion difficile à accepter pour ceux et celles qui en sont atteints.

 

Le membre supérieur est souvent dénudé lorsque les femmes portent des chemisettes ou bien se dévoilent sur la plage.

Les complexes constatés sont d’une part la flaccidité de la face interne des bras (qui entraîne un ballottement disgracieux quand la patiente marche) véritable « bloblotage », l’apparition de « saucisses graisseuses » qui gonflent la partie postérieure du bras, mais également à un âge avancé, l’affinement de la peau du dos de la main avec l’apparition de taches brunâtres très disgracieuses.

Si de plus la patiente a subi des opérations de rajeunissement de type lifting ou opération mammaire corrigeant sa ptôse, il lui reste alors ces quelques séquelles, inavouables, mais bien évidentes et préoccupantes…

La dysharmonie entre les bras qui vieillissent, parfois l’intérieur des cuisses également, contrastent avec un corps que la patiente parvient à maintenir juvénile grâce à la science chirurgicale et à la prudence d’un mode de vie sans alcool et sans soleil.

La génétique parfois injuste est là qui nous guette ; contre elle malheureusement il n’y a pas de prévention possible mais seulement des réparations que nous essayons d’optimiser par des techniques adéquates, simples et fiables.

Nous allons envisager quelques situations où le chirurgien esthétique peut être amené à reconsidérer un remodelage du membre supérieur à visée esthétique, mais aussi fonctionnel bien souvent.

 

1) ATROPHIE SOUS CUTANÉE DORSALE DE LA MAIN

 

Greffe de graisse

Greffe de graisse (avant)

 

Zone donneuse de graisse

Zone donneuse de graisse

 

Greffe de graisse après

 Greffe de graisse (après)

 

Le traitement de surface est assez facile au niveau des taches solaires qui apparaissent (appelées des taches de vieillesse). L’utilisation du laser ou encore mieux de neige carbonique sont les meilleurs traitements, qu’il faut répéter une fois par an environ ; il reste que l’atrophie dermique pose un réel problème.

Les veines de la patiente deviennent apparentes, la peau devient très fine plissée quand on la pince ; l’effet est désastreux surtout si le visage a été rajeuni et les paupières restaurées.

 

Dans ces conditions il est nécessaire de faire des injections sous cutanées de quelque chose qui va redonner une épaisseur sous cutanée, un peu comme si on faisait la doublure d’une veste en peau trop fragile.

 

Les produits de comblement sont actuellement multiples et onéreux !

 

Pour ma part je trouve que le meilleur produit est la graisse que l’on prélève sur la patiente elle-même.

Il faut environ 40 à 60cc de graisse pour re-meubler la face dorsale d’une main, voire de la première phalange des doigts.

 

Les greffes de graisse se font par de toutes petites incisions ; la graisse est insérée comme un coussinet qu’il faut masser.

Après une période de 6 semaines, pendant laquelle il y a un peu de gonflement, le résultat final est relativement satisfaisant.

Le plus souvent il faudra recommencer encore une fois pour obtenir un résultat optimum, car là encore la résorption des cellules graisseuses peut se produire ; le résultat qui est remarquable pendant les premiers mois peut nécessiter une retouche pour arriver à une stabilisation définitive.

Il s’agit d’un procédé qui est assez simple, efficace, et qui donne des résultats tout à fait remarquables.

 

2) ARTHROSE DIGITALE INESTHÉTIQUE ET DOULOUREUSE DES DOIGTS

 

Remodelage chirurgical des doigts atrophiques (avant)

 

Remodelage chirurgical des doigts atrophiques (après)

 Remodelage chirurgical des doigts atrophiques (après)

 

Les déformations arthrosiques qui sont du domaine du rhumatologue préoccupent beaucoup les patientes, non seulement pour des raisons fonctionnelles (laideur, raideur, déformation) mais également du fait qu’elles ne peuvent plus mettre en place des bagues à cause de l’épaississement des articulations inter phalangiennes proximales ou distales.

Nous avons plutôt tendance, actuellement, à recommander à ces patientes deux types de gestes : médicaux et chirurgicaux :

a) A la période très précoce il est possible de faire des infiltrations de produits corticoïdes locaux à effet retard.

Ces injections permettent dans une certaine mesure un dégonflement des tissus par effet anti inflammatoire.

Il existe alors une résorption synoviale et une diminution de l’épaisseur capsulaire.

 

Par contre les phénomènes d’arthrose avec débris cartilagineux et osseux para et intra articulaires ne sont pas guéri par cette méthode.

b) Dans les cas un peu plus évolués, une méthode chirurgicale consiste, par des incisions latérales, à faire des émondages contrôlés par la vue, comme un sculpteur qui enlèverait les excédents de copeaux inutiles à la périphérie d’une œuvre d’art.

 

L’autre comparaison est celle du dentiste qui enlèverait le tartre autour des dents ! Mais il s’agit ici d’une intervention de la main : c’est une intervention minutieuse, pratiquée sous garrot pneumatique,  sous anesthésie locale intraveineuse, ou encore mieux générale, quand il y a plusieurs doigts à faire, et s’il faut opérer les deux côtés d’un seul coup ; ce que nous ne recommandons pas : il vaut mieux en effet opérer une main puis l’autre pour que la patiente ne soit pas trop gênée dans sa vie quotidienne.

Après une période de ré-éducation de 6 semaines à 2 mois, la fonction se rétablit et le dégonflement post opératoire survient.

Cette technique est un bon moyen d’obtenir un affinement des articulations inter phalangiennes proximales des doigts, éventuellement des inter phalangiennes distales.

Lorsque l’arthrose est très importante et qu’il existe une desaxation, d’autres interventions seront alors utiles : soit la mise en place de petites prothèses en silicone pour redonner de la mobilité au doigt, soit éventuellement de faire des arthrodèses, notamment au niveau des articulations inter phalangiennes distales, car seule l’arthrodèse donne une force satisfaisante à l’extrémité des doigts.

 

3) KYSTES SYNOVIAUX

 

Cette déformation rhumatismale fréquente (sous forme de saillie inesthétique à la face dorsale du poignet ou à la face antérieure dans la gouttière du pouls représente à la fois un élément disgracieux et parfois un peu douloureux.

Ces kystes synoviaux peuvent survenir suite à un traumatisme où peuvent provenir d’un mécanisme d’arthrose par compression osseuse, entraînant l’irruption de liquide synovial au travers de la capsule et entrainant un gonflement des tissus.

Nous sommes assez peu chirurgical devant les kystes synoviaux : dans mon expérience, il s’avère bien plus utile de les vider et d’injecter des produits inflammatoires corticoïdes retards car on évite ainsi des cicatrices, des petites lésions nerveuses et des récidives très fréquentes.

Aussi pour les kystes synoviaux, bien qu’étant chirurgien de la main, je recommande vivement un traitement plutôt médical.

 

CONCLUSION

 

Les déformations inesthétiques du membre supérieur commencent à devenir des demandes en nombre chez les patientes, du fait même qu’elles se font souvent opérer au niveau du visage ou du corps, et qu’il y a une trahison du vieillissement sur les parties visibles du membre supérieur exposé.

Ceci est notamment vrai au niveau de la face dorsale de la main qui en est la véritable face sociale !

Mais c’est également vrai au niveau des épaules, des bras, qui sont devenus une demande encore plus présente chez les patientes qui ont subi une opération de type bariatrique, et qui ont maigri de 60 à 120 kilos à la suite de la mise en place d’un anneau gastrique ou de By-pass.

Aussi est-il nécessaire de développer des techniques médicales et chirurgicales qui sont aptes à répondre du mieux possible à ces nouveaux défis que nous lancent les patientes, désireuses de préserver leur capital beauté le plus longtemps possible.